Fiches Réfutations Imams

Othmane al-khamissi : Bataille de Siffin et Tarawih

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Écrit par Maamar Metmati

Dans cet article, nous allons évoquer la question des Tarawih, à travers un extrait d'une vidéo dont les propos tenus dans cette dernière proviennent du Cheikh Othmane al-Khamiss.

Othmane al-Khamiss, a fait une intervention parmi tant d'autres, dans le cadre de ses activités, situé plus exactement au Koweït. Il évoque dans cette vidéo, la question de la bataille de Siffin. Cette bataille qui a vu l'affrontement entre musulmans, une fitna entre musulmans : D'un côté, Murawiya ibn Abi Sofiane ibn Harb et, en face, Ali ibn Abi Talib (Radi Allah 'anhu).

Othmane al-Khamiss évoque plus précisément un hadith Sahih, situé dans le Sahih de l'imam al-Boukhari, concernant cette bataille.

Je vous renvoie à la vidéo suivante (2 minutes 18 secondes à à 7 minutes 37 secondes) afin que vous preniez connaissance des propos tenus par le Cheikh.

Après écoute de l'intervention, nous constatons en premier lieu, que le Cheikh Othmane al-Khamiss a donné un charh (une explication) du hadith se situant dans le Sahih de Boukhari et de Muslim, qui se rapporte à cette bataille.

Il nous dit que le Prophète (sallaLahu 'alayhi wa salam) a dit, concernant cette bataille :

O 'Ammar, tu seras tué par le groupe des rebelles

Et nous savons tous, que 'Ammar ibn Yassir est mort en combattant au côté de 'Ali. Il a été, en effet, tué par le groupe des rebelles qui était Murawiya ibn Abi Sofiane et ses soldats.

La Bataille de Siffin eu lieu en juillet 657. Le plus fort de la bataille se produisit le 19 et le 20 juillet, le 1 et le 2 Safar de l'an 37 de l'hégire sur les rives de l'Euphrate, près de la ville syrienne actuelle de Raqqa. Et Il fut le dernier combat entre Murawiya et 'Ali. 135000 hommes du côté de Murawiya, 130000 hommes du côté de 'Ali. 45 000 tués du côté de Murawiya, 25 000 tués du côté de 'Ali.

C'est une bataille extrêmement sanglante. Beaucoup de morts, sans compter ceux qui sont morts suite à leurs blessures. Et tous, me semble-t-il, de confessions musulmanes. Les musulmans se sont entretués peu de temps après la mort du prophète, puisqu'elle s'est déroulée en l'an 37 de l'hégire, nous dit-on. Nous savons que le Prophète, me semble-t-il, est mort en l'an 11 de l'Hégire.

Je ne suis pas tout à fait surpris de l'intervention de Othmane al-Khamiss, puisque cette intervention n'est pas dans le cadre de questions-réponses, mais bien, un espèce de cadre arrangé en anticipant les réponses, afin que personne ne puisse répondre à sa place (en l'occurence les chiites, en apportant une explication). Dans cette intervention, il est censé convaincre son auditoire et il a convaincu ceux qui l'ont écouté, puisque personne n'est intervenu pour le réfuter.

Pour ma part, je considère son intervention spectaculaire, c'est un cascadeur. En effet, en comparaison avec moi qui suis un musulman (al hamdullilah) sunnite - Sunnite, uniquement par opposition au chiisme (Ensuite, j'ai mon avis sur les sujets que l'on a pu évoqué ensemble ces 20 dernières années (Exemple : je considère que les Sahihs de Boukhari et Muslim ne sont pas intégralement authentiques)) - Othmane al-Khamiss se revête d'un statut, à savoir celui de Cheikh (Savant). Ce qui n'est quand même pas rien puisqu'il est censé représenter une personne qui ne dit pas tout et n'importe quoi.

Et ce dernier, en plus de se revêtir de ce statut (Cheikh), il a adopté un minhaj (voie) que l'on connaît, qui est majoritairement celui du Maghreb, essentiellement sur la toile, sur internet, qui considère - nous dit-on - de manière scientifique, que Murawiya ibn Abi Sofiane est un noble compagnon parmi les compagnons, qu'il n'a pas fait plus de mal, d'hérésies, de bêtises, que le portrait qui est fait par les chiites.

Là où c'est spectaculaire, c'est que lorsqu'on lit le Sahih de Boukhari et de Muslim, et qu'on y trouve un certain nombre de textes, notamment sur la bataille de Siffin, sur le Jour du Jeudi, sur la bataille du Chameau (pour ma part, cela n'enlève rien à mon "sunnisme") - Textes qui sont aussi dans d'autres recueils -, avec tous les efforts possibles et imaginables, je ne peux pas harmoniser des textes que l'on me présente comme authentiques (notamment Siffin), de surcroît le hadith qu'il a cité, et de dire pour faire court et simple :

Circulez, il n'y a rien à voir !
Et Othmane al-Khamiss, c'est ce qu'il fait !

Pour moi, il est tout à fait impossible de faire ça.

Là où pour ma part, cette intervention est tout à fait intéressante, c'est que je me dis : Al Hamdulillah, j'ai mal compris les textes. Je n'ai pas assez de sciences, je ne suis pas un étudiant, moins encore un savant, pas du tout un érudit, je suis un simple musulman parmi les musulmans, qui de tant à autres, feuillette des livres. Mais j'ai quand même un cerveau. Et j'ai surtout pour moi, mon impartialité. Je me considère être honnête. Et je ne crains, en ce sens, le blâme d'aucun blâmeur. Et quand je lis ces textes, il faut que je choisisse. Ou bien, je valide les textes en disant qu'ils sont sahihs, ou bien je les rejettes. Mais si je les valide, je ne peux adopter ce courant de pensée qui te dit :

Circulez, il n'y a rien à voir !

Ce n'est pas possible !

Donc, lorsque j'entends un Cheikh qui va répondre en harmonisant les deux positions, c'est tout à fait intéressant. Si l'entrée était payante, j'aurai payé pour écouter les réponses, afin d'enlever de ma tête, ces mauvaises idées, ces idées diaboliques. (Sarcasme)

Pour ma part, ma position en tant que musulman dit sunnite, concernant la bataille du chameau, le jour du jeudi, la bataille de Siffin et autres, elle est très simple : je considère que la bataille du chameau, la bataille de siffin, le jour du jeudi et d'autres textes, ces récits sont tout simplement HORS PRÉVENTION. Ils sont HORS PRÉVENTION. Et je n'ai pas trouvé mieux. Et je n'ai surtout pas trouvé plus honnête ! Et ce n'est pas la leur !

Ce que je regrette sincèrement, c'est que je constate qu'ils sont amenés à manipuler les textes afin de leur faire dire ce qu'ils ne disent pas. Et croyez moi que si Othmane al-Khamiss, avait utilisé cette même méthode à la barre, c'est un outrage à magistrat. Et il perd toute crédibilité. Je vais vous expliquer pourquoi.

Il évoque le hadith qu'il a cité, il le valide.
O 'Ammar, tu seras tué par le groupe des rebelles.
Néanmoins, il ne tire pas les conclusions qui s'imposent. Pourquoi les conclusions devraient-elles être les même que les miennes ?

Nous partons du même fondement, on le valide lui et moi. Mes conclusions sont à l'opposé des siennes et ses conclusions sont à l'opposé des miennes.

Que nous dit-il ?

Il nous dit que :

Il faut lire ce hadith à la lumière du verset 9 de la sourate 49 : "Et si deux groupes de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. Si l'un d'eux se rebelle contre l'autre, combattez le groupe qui se rebelle, jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre d'Allah. Puis, s'il s'y conforme, réconciliez-les avec justice et soyez équitables car Allah aime les équitables."

Et il nous explique à travers ce verset, que :

le groupe de Murawiya et le groupe de 'Ali, sont deux groupes de croyants qui se sont entre-tués suite à une fitna. Ainsi, on leur applique le verset suivant : "Lorsque deux groupe de croyants se combattent, faites la conciliation entre eux. [...] combattez le groupe de rebelle (qui ne voudrait pas la conciliation) jusqu'à ce qu'il se conforme à l'ordre d'Allah". Ils considère que les deux groupes sont des croyants et qu'il n'y aucune responsabilité à faire porter à l'un ou à l'autre. Aucun. 'Ali n'est pas plus responsable que Murawiya et vice-versa.

Quel est le cadre de cette fitna ?

C'est ce dramatique événement qui est survenu, qui a conduit des musulmans à s'entre-tuer, alors que les deux groupes sont a priori, bien intentionné, sincère. C'est la fitna. Il cherche tout deux à respecter le Coran, à ne pas violer les lois de Dieu. Tout deux pensent avoir raison. Résultat : Des morts. Allah jugera le jour des comptes.

Voici la position du Cheikh Othmane Al-Khamiss.

Ce n'est pas la mienne.

Qui a raison et qui a tort ? 

Pour ma part, je n'applique pas à Murawiya, le verset qu'évoque Othmane Al-Khamiss, mais le verset suivant :

Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’a frappé de Sa colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme châtiment. (Sourate 4 verset 93)

Pour ma part, ce verset s'applique à Murawiya. Ses troupes, on ne sait pas, s'ils ont été manipulé ou pas. Mais les généraux, la tête pensante, à savoir Murawiya et ses acolytes, je leur applique ce verset. Et aucunement le verset qu'il a cité. Le verset qu'il a cité ne s'applique pas à Murawiya. Aucunement. Jamais. Impossible.

Mais pour lui, si.

Pour ma part, je leur applique le verset que j'ai cité et je considère que, par exemple, le hadith suivant :

Selon ibn Abbâs, le Prophète (sallaLahou 'alayhi wa salam) aurait déclaré:
« Des hommes parmi mes compagnons seront conduits vers la gauche (le châtiment), et je dirai: « Mes compagnons! Mes compagnons! » On me dira: « Ils n’ont pas cessé de retourner à leurs pratiques païennes depuis que tu les as quittés. »
Le Prophète Muhammad (sallaLahou 'alayhi wa salam) aurait dit une fois, en s’adressant à ses Compagnons: « Je vous précéderai au paradis. On m’y présentera des hommes, et quand je serai sur le point de les aider, ils seront engloutis sous mes yeux. Je dirai alors: « Seigneur! Ce sont mes compagnons! » Il me dira: « Tu ne sais pas combien ils ont mal agi après toi. »

Ces hadiths s'applique à Mourawiya. Et il porte l'entière responsabilité de tout ce sang qui a été verset. Et pour moi, ce n'est pas une fitna, au sens étymologique et stricte du terme : Puisqu'une fitna est un événement qui s'est déroulé et que les deux sont sincères. Et que les deux, agissent sincèrement au nom du livre d'Allah.

Ainsi, a priori, on ne pourrait pas faire porter la responsabilité à l'un plus qu'à l'autre et qu'Allah les jugera au Jour de la Résurrection.

Pour moi, ce n'est pas ça. Ce sont des gens qui ont volontairement piétiné le livre d'Allah, volontairement tué des musulmans afin de prendre le pouvoir, afin de renverser le pouvoir, le Califat de 'Ali. Tout simplement.
Et ils se sont cachés derrière un prétexte fallacieux qui est le sang de 'Othmane Ibn 'Affan (Radi Allah 'anhu). Et il n'y a, pour ma part, aucun doute.

Et c'est incroyable, qu'en partant du même texte, on arrive pas la même conclusion.

Pour moi, ce sont des criminels. Et pour lui, ce sont des gens tout à fait innocents, ce sont des croyants.

Comment motive-t-il son récit ? Comment motive-t-il sa décision, sa position ?

il cite le hadith, il cite le verset et dit que cela est une fitna.

Tout à fait frères et soeurs, mais...

Faudrait-il qu'il cite le hadith intégralement ?

Si, en effet, il cite le hadith en coupant la moitié du propos du Prophète, cela va causer problème !

Et apparemment, ils aiment bien jouer du ciseau !

On le voit constamment ! À chaque fois, il manque un morceau !

Comme par rapport au Tarawih !

Frères et soeurs, effectivement, le hadith dit :

O 'Ammar, tu seras tué par le groupe des rebelles.

Mais le hadith... n'est pas terminé ! Je poursuis :

Tu les appelleras au Paradis et ils t'appelleront en Enfer.

Maintenant, c'est plus pareil ! C'est plus du tout la même chose ! Si il prend la moitié du hadith pour en faire une conclusion, ça va pas le faire !

Et si vous reprenez du début de sa vidéo, jusqu'à sa fin, il ne reprend que le début du hadith, mais ne cite pas le reste !

Ce qui implique au su et au vu de sa compréhension, que lorsque le prophète a dit :

O 'Ammar, tu seras tué par le groupe des rebelles.

il y a en effet, aucune responsabilité. Il sera tué dans la fitna.

Or, 'Ammar les appellera au Paradis et eux, l'appelleront en Enfer.
Tu les appellera au Paradis et ils t'appelleront en Enfer.

Et ce propos du Prophète, qui se trouve dans le hadith, il ne l'a pas cité ! Parce que si il venait à le citer, il ne peut plus honnêtement, considérer ce qu'il a considéré ! Parce que ce passage, nous indique clairement que 'Ammar les appelle au Paradis et que eux, il l'appelle en Enfer. Cela veut dire, que c'est le groupe de l'Enfer.

Quand quelqu'un vous dit que vous appelez en Enfer, cela veut dire que vous êtes vous-mêmes en Enfer. En autres, mon acte, si je respecte votre position, me mène en Enfer.

Ainsi, à travers ce texte, on comprend non seulement que ce sont le groupe de rebelles, mais aussi, QUI APPELLE EN ENFER !

Et ce propos, il ne l'a pas cité, alors qu'il fait partie du hadith. Il a pris qu'une partie du hadith et a conclu avec une seule partie du hadith.

Alors que le Prophète a dit, a prophétisé que ce sont des gens de l'Enfer.
Étant donné que ce sont des gens de l'Enfer, on ne peut par conséquent leur appliquer le statut en rapport avec la fitna.

Dans la fitna, tu as la présomption d'innocence. Tu ne savais pas. Tu as cru bien faire. C'est une fitna.

Donc, tu n'es pas responsable. Or, ici, le Prophète n'a pas appliqué le statut que c'était des gens qui étaient induits en erreur, mais qu'ils l'ont fait intentionnellement, et en connaissance de causes.

Tu seras tué par le groupe de rebelles

Entre autres, Ammar sera tué par le groupe des rebelles, injustes qui se rebellent contre l'autorité. Et en soit, le fait de se rebeller contre l'autorité est haram, tout le monde le sait. Lorsqu'on se rebelle contre l'autorité, nous sommes fautifs. Mais on peut considérer que tu t'es rebellé contre l'autorité par voie de fitna, pas volontairement, pour la cause de l'islam.

Or, il y a une distinction entre : "je me suis rebellé par voie de fitna, pas volontairement" et "je me suis rebellé pour renverser l'autorité, pour prendre le pouvoir".

Et lorsque le Prophète leur donne le statut de "Rebelle", il nous la nature de cette rébellion ? En quel sens ?
Tu les appelleras au Paradis et ils t'appelleront en Enfer.

Ainsi, Le Prophète n'applique aux rebelles, la fitna au sens strict du terme, mais il leur applique le fait qu'ils sont pleinement responsables. Le Prophète considère que ces gens sont Enfer.

Ainsi, à la lecture de ce hadith, nous n'avons pas besoin de faire les études d'Al-Azhar et de connaître la jurisprudence et autres, pour comprendre que :

1. Le groupe de rebelle est le groupe de Murawiya
2. Leur responsabilité est pleinement engagée dans la mesure où ils vont en Enfer.

Et ici, cela met un terme à la possibilité de pouvoir harmoniser sa position et celle de son Minhaj :
Ou bien tu valides le hadith et tu revois ta position, ou tu rejettes le hadith et tu gardes ta position. Mais il faut choisir !!!
C'est quand même incroyable de manipuler les textes à ce niveau ! Comment peut-on se permettre de couper un hadith ?

Cite le intégralement !

Par contre, pour prendre le temps de nous expliquer l'histoire dans le détails, etc... Il sait faire !

C'est émouvant, c'est nostalgique, il n'y a pas de problème...

Mais ici, ce qui est important, c'est de nous intéresser à cette affaire, qui est une affaire criminelle, tout de même !

On est pas en train de parler d'un récit anodin, on est en train de parler de sang de musulmans qui ont été massacrés, tués, les uns renversant l'aurotité califale, les veuves, les orphelins, puis Yazid, etc.

C'est quand même grave quoi... !

Donc, quelque part, Cheikh Othmane al-Khamiss, on s'en fout de tes histoires à côté, et soit précis sur le texte, soit précis sur la loi , soit précis ce sur quoi tu vas juger !!!

Et donc, à mon avis, ils procèdent toujours de cette manière, pour endormir les gens, pour les distraire et à partir du moment où on rentre dans le concret, dans le texte, dans ce qui va déterminer notre position, Othmane al Khamiss oublie la moitié du texte ! Comme par hasard !!!

Et je constate qu'ils ont fait la même chose avec ...

Les Tarawih

Le hadith qui concerne les Tarawih, intégralement cité, qui figure dans Boukhari, Muslim, Nasai ou ailleurs, est le suivant :

"Ô gens, priez dans vos demeures, car la meilleure des prières est celle faite chez soi sauf pour ce qui est des prières obligatoires"

Lorsqu'on se penche sur les livres de Fiqh, de ce même courant de pensée, de ce même minhaj, on se rend compte qu'ils prennent toujours la seconde partie du hadith :

La meilleure des prières est celle faite chez soi sauf pour ce qui est des prières obligatoires

Et ensuite, ils expliquent le hadith. Donc, quand un homme va lire dans l'ouvrage, par exemple, au chapitre Qiyam Layl , ce hadith avec son expliquer. Est-ce qu'il faut prier les Tarawih, etc ? L'homme qui ne connait pas le sujet, va considérer que leur explication est valable. En effet, leur explication se résume à :

C'est mieux, c'est valable, mais c'est pas obligatoire, et c'est pas interdit. Or le Problème, c'est qu'ils ont enlevé la moitié.

Ils ont enlevé la première partie qui est :

Ô gens, priez dans vos demeures

Donc, quand ils enlèvent ce qui va déterminer l'obligation ou l'interdiction. Quand ils enlèvent le passage le plus important qui nous enseigne par l'impératif, que le prophète ne nous donne pas le choix, à savoir de prier dans nos maisons, cela implique que ce qui est en toute réalité un ordre, devient à présent, soit une obligation soit un conseil.

Qui plus est, faudrait-il qu'ils nous disent d'où provient ce conseil ou cette obligation, sans enlever le propos du prophète :

Ô gens, priez dans vos demeures

Puisque s'ils n'enlèvent pas le propos du Prophète, ils ne peuvent pas jongler entre l'un ou l'autre, ou rester sur une position que l'on connait trop bien. Mais, ils sont obligés de se soumettre à L'ORDRE du Prophète.

Ces gens retire cette partie qui apparemment les dérange, afin de faire dire au texte ce qu'il ne dit pas. Puisqu'en enlevant ce propos, on ne peut pas savoir si le texte :

La meilleure des prières est celle faite chez soi sauf pour ce qui est des prières obligatoires

se comprend comme une obligation ou qui fait partie des actes surérogatoires.

À ce niveau, c'est comme si on cité le hadith suivant :

La meilleure prière pour une femme est celle qui est faite chez elle

ou encore :

Le meilleur rang pour un homme est le premier et le pire est le dernier.
Le pire rang pour la femme est le premier et le meilleur est le dernier.
La prière dans ma mosquée (la mosquée du Prophète à Médine) est meilleure que toutes prières ailleurs

Nous avons dans ces hadiths, le même terme qui est utilisé à savoir : AFDAL (Meilleur) : Dans les Rangs, pour la prière de la femme, pour la prière dans la mosquée du Prophète. Donc, en fait, nous avons le même terme pour tous ces hadiths, mais :

Est-ce que le fait que la prière de la femme à la maison est meilleure, interdit à la femme de prier à la mosquée ? NON, cela ne t'ai pas interdit mais c'est mieux que tu pries chez toi.

Est-ce qu'il est interdit à l'homme de prier aux derniers rangs ? NON, mais c'est mieux que tu pries au premier rang.

Le Prophète dit le mot AFDAL : Meilleur.

Nous sommes dans le cadre de la recommandation. Mais pour le hadith du Prophète, concernant les Tarawih, ce n'est pas la même chose :

"Ô gens, priez dans vos demeures, car la meilleure des prières est celle faite chez soi sauf pour ce qui est des prières obligatoires"

Nous avons un impératif, un ordre qui est en conformité avec l'obéissance à Allah et au Prophète, au sens de l'obéissance. Ce qui est un fondement de base de la doctrine. Et ensuite, nous avons la raison, l'explication de ce pourquoi tu dois te conformer à l'ordre du Prophète, qui est secondaire.

Eux, ils écartent le plus important qui détermine ce fait de cette pratique, une obligation, une recommandation ou une interdiction, et ils mettent uniquement le second élément.

Ainsi, ils mettent au même niveau, ce hadith, aux hadiths que l'on a cité : la prière de la femme chez elle, le premer rang pour l'homme, le dernier rang pour la femme et autres.

Dans les livres de Fiqh écrit par le plus souvent, ce minhaj, ils écartent le fondement et laisse le reste. Donc, en effet, lorsqu'on ne connait pas, on lit et on prend puisque cela semble tout à fait concordant.

Ainsi, ce qu'il devrait faire, s'il est un tant soit peu honnête, c'est de reprendre le hadith intégralement :

O 'Ammar, tu seras tué par le groupe des rebelles. Tu les appelleras au Paradis et ils t'appelleront en Enfer.

Est-ce qu'il peut tenir le même propos qu'il a tenu à savoir : que ce sont des croyants.

Question : Les croyants appellent-ils au feu de l'Enfer ? Ah bon, il y a des croyants qui appellent au feu de l'Enfer ?!

Dans le Coran, Allah ne te dit pas que les groupes appellent au Feu, Allah parle de Fitna. En ce sens, on ne connait pas le statut de cette fitna, on ne sait ni qui a raison, ni qui a tort. Les deux sont bien intentionnés.

Ici, dans le cas de La Bataille de Siffin, on ne leur applique pas le statut de fitna, puisque le groupe est clairement désigné : Ce sont les rebelles, ils t'appelleront en Enfer.

Cette façon de faire, nous dessert considérablement, dessert la cause de l'Islam, parce qu'il nous fait passer pour des manipulateurs.

Ne manipule pas ! Si tu ne sais pas, tais-toi ! Si tu sais, dis ! Mais ne manipule pas, ne coupe pas le propos du Prophète !

Ici, on peut lui appliquer le hadith suivant :

Celui qui ment sur moi, sa rétribution sera le feu de l'enfer

Quand tu tronques la parole du Prophète, tu mens sur le Prophète. Mentir sur le Prophète n'est pas simplement de dire que le Prophète a dit, alors qu'il n'a jamais dit !

Le fait de déformer le Prophète en vu de n'importe quelle motivation, on lui applique ce hadith. Parce que tu fais dire au Prophète ce qu'il n'a pas dit, ou tu ne fais pas dit au Prophète ce qu'il a dit !

Ça va dans les deux sens !