Analyses Ouvrages

Analyse du livre "Les quatre imams"

Analyses Ouvrages

Écrit par Maamar Metmati

10/11/2020 18:44

Nous allons apporter un certain nombre de commentaires concernant un ouvrage intitulé Les Quatre Imâms écrit par Messaoud Boudjenoune aux éditions Universel, sous-titré fondateurs des écoles sunnites.

Les quatre Imâms, fondateurs des écoles sunnites par Messaoud Boudjenoune

Cinq textes de cet ouvrage ont été sélectionnés.

Commençons ainsi par le texte situé à la page 32 de cet ouvrage, je cite :

Les Quatre Imâms Pages 32-33
On rapporte dans cette optique, qu'il y avait à Koufa, un homme qui disait que 'Uthman ibn 'Affane était un juif, sans que les savants et les jurisconsultes de la ville n'aient pu le convaincre de la fausseté de ses assertions. Abu Hanifa alla le trouver un jour et lui dit : "Je viens demander la main de ta fille". Il lui dit : "Et pour qui ?". Il lui répondit : "Pour un homme noble et riche, généreux et qui connaît par coeur le Livre d'Allah; il se lève pour prier la nuit et pleure constamment par crainte d'Allah". L'homme lui dit : "Y a-t-il plus que cela pour juger de la valeur d'un homme ?". Abu Hanifa lui dit alors : "Mais il y a un inconvénient ?". L'homme lui dit : "Et quel est cet inconvénient ?". Abu Hanifa lui répondit : "Il est juif". L'homme s'exclama alors : "Gloire à Allah ! Tu m'ordonnes de donner ma fille en mariage à un juif !". Abu Hanifa lui dit : "Tu refuses de le faire ?". L'homme dit : " Bien sûr que non ! ". Abu Hanifa lui dit alors : "Mais le Prophète a donné sa fille en mariage à un juif, c'est à dire Uthman !". L'homme se ressaisit alors et prit conscience de l'erreur dans laquelle il s'est fourvoyé. Il s'exclama : "Je demande pardon à Allah ! Je me repens à Allah (qu'Il soit glorifié) !".

Bref résumé : Un homme qui disait que Uthman ibn 'Affane était un juif. Abu Hanifa vient le voir et lui propose un homme très pieu a marié pour sa fille. Il est d'accord. MaisAbu Hanifa finit par lui dire qu'il y a un inconvénient : c'est un juif. L'homme lui rétorquant : Comment veux-tu que je marie ma fille à cet homme alors qu'il est juif ? Abu Hanifa lui répondant que Le Prophète a marié ses deux filles à Uthman ibn Affane qui était un juif.

Constat : Il y a une chose dans ce texte dont je n'arrive pas à comprendre. 

Comment cela se fait-il qu'un homme qui accuse Uthmane ibn Affane d'être un juif - information dont il faille un temps soit peu investiguer (ça n'est pas dans les acte de naissance ou autres, il faut donc creuser la question) - mais qu'il ne savait pas que le Prophète avait marié ses deux filles à Othmane Ibn Affane ?

Nous savons que le Prophète avait marié ses deux filles à Othmane ibn Affane, connaissance que nous avons de manière établie. Nous n'avons pas la peine d'investiguer sur cette question. De surcroît, cette histoire remonte à l'époque d'Abu Hanifa, soit environ deux siècles après la mort du Prophète. Donc, à cette époque, il n'avait pas besoin de lire. Tout se savait oralement.

Aujourd'hui, on pourrait dire que cet homme est quelqu'un qui calomnie, qui excelle dans la calomnie et qui n'ouvre pas de livres. Et cette accusation concernant Uthmane Ibn Affane est très grave, parce que cela touche une personne physique, et non une chose ou un sujet scientifique (prière, ramadan, etc). De surcroît, un compagnon faisant partie du premier cercle rapproché du Prophète, et troisième Calife de l'histoire de l'Islam.

Ainsi, la question se pose : Comment se fait-il que cet homme qui accuse Othmane Ibn Affane d'être un juif, ne sache pas que le Prophète a donné ses deux filles en mariage ?

Commentaire de la page 45 :

Les quatre Imams page 45
Il y a eu lieu de signaler qu'à cette époque, la cause chiite, n'était encore qu'à l'état de revendication politique légitime, puisqu'elle était menée par des descendants du Prophète par sa fille Fatîma révoltés contre l'usurpation du pouvoir par les Umeyyades et sa transformation en monarchie héréditaire. Cette cause n'était pas encore structurée en mouvement politico-religieux comme elle le deviendra plus tard. Ce faisant, il avait de la sympathie pour leur cause et il l'affichait ouvertement, ce qui avait pour conséquence d'agacer le pouvoir abbaside. ce sera d'ailleurs la cause de sa mort, comme nous le verrons plus loin.
Intervenant : On sait que la fille du Prophète, Fatima, est morte six mois après la mort du Prophète. Donc, comment elle aurait pu voir les Umeyyades et la Monarchie héréditaire ?

ça cause effectivement un grave problème. En effet, l'auteur de cet ouvrage explique que Fatima a été révolté contre l'usurpation du califat par les Ummeyades, et la transformation du Califat en Monarchie. D'après les historiens, Fatima est morte très peu de temps après le Prophète, et particulièrement, d'après le sahih de Boukhari, Fatima est morte six mois après le Prophète. En sachant que six mois après le Prophète, c'était le Califat d'Abu Bakr. Ainsi, elle n'a pas pu assister au pouvoir des Ummeyades, ni même à la transformation du Califat en Monarchie. 

Et Ceci est évident puisque nous savons aussi, que la transformation du Califat en Monarchie a eu lieu lors de la prise de pouvoir du Califat par Murawiya ibn Abi Soufiane, soit 30 ans après la mort du Prophète. Nous vous renvoyons spécialement à l'ouvrage de Abul 'Ala al Mawdudi.

Commentaire de la page 65 : C'est un conseil que Abu Hanifa fait à quelqu'un :

Les quatre imams pages 65-66
Ne ris pas et ne souris pas lorsque tu es au milieu des communs du peuple; ne fréquente pas beaucoup les marchés; ne t'adresse pas aux gamins et aux adolescents, car ils sont une séduction (fitna); mais il n'y a aucun mal à parler aux petits enfants et à caresser leurs cheveux.

Dans ce texte, Abu Hanifa dit :

ne t'adresse pas aux gamins et aux adolescents, car ils sont une séduction (fitna)

et ils nous dit :

mais il n'y a aucun mal à parler aux petits enfants et à caresser leurs cheveux.
Intervenant : Peut-on comprendre aux choses par fitna ? Peut-on comprendre d'une autre manière le sens du texte que ce que le texte dit ?

Le texte est clair. c'est du jamais vu, du jamais entendu. Je ne savais pas qu'on pouvait reprendre ce genre de texte pour en faire loi.

C'est comme le livre Talbis Iblis, de Ibn Jawzy, dans lequel il parle des relations avec les adolescents et les enfants. C'est vraiment très particulier.

Avoir une attirance pour des gamins ! C'est une séduction pour qui ?

Commentaire de la page 97 : Nous sommes dans le chapitre de Malik Ibn Anas :

Les quatre imams page 97
Par ailleurs, lorsque quelqu'un élevait sa voix dans son cercle d'enseignement du hadith, il lui disait : "Baisse ta voix, car Allah a dit : "Ô vous qui avez cru ! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète." Sourate 49, verset 2.

Il lui ajoutait : "Celui qui élève la voix devant son hadith, c'est comme s'il l'a élevée au-dessus de sa voix".
Intervenant : Comment fait-on pour élever notre voix au-dessus d'un hadith ?

Si je viens à lire un hadith du Prophète, et qu'une personne tiers élève sa voix lorsque je le lis, que la personne ne se comporte pas comme si celle-ci était en présence du Prophète, c'est comme si tu l'avais fait quand le Prophète était présent.

Intervenant : C'est comme s'il était là ?

Oui, exactement. Il n'y a pas de distinction entre un hadith et le Prophète.

Intervenant : On peut considérer que c'est une marque de respect.

Faudrait-il déjà être sûr que ce soit sa parole, la parole du Prophète !

Intervenant : Oui, mais si le hadith est sahih ?

Oui, s'il est sahih, pourquoi pas. Mais il faudrait déjà faire une distinction entre parler et le fait qu'une personne lise et cite un hadith rapporté.

Il y a une nuance à apporter !
Entre le fait qu'une personne rapporte une parole soi-disant prophétique, un hadith, 100 ans après, et le fait qu'une personne entend et écoute le Prophète parler devant lui, il y a une différence notable !

Le verset où Allah dit :

"Ô vous qui avez cru ! N'élevez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète." Sourate 49, verset 2.
Ce verset, ne s'applique pas aux hadiths !

Allah parle du Prophète. Ou bien, ce verset parle du Prophète, de l'obéissance au Prophète et à toutes les règles qui s'ensuivent : Et à ce niveau, cela poserait un gros problème.

Ils attachent une importance aux hadiths, comme aujourd'hui, à savoir : Ils ont entendu le Prophète parler. Ce qui est faux !

Ils prennent les hadiths et les appliquent comme si le Prophète leur avait réellement parlé, alors que dans le hadith, ce n'est pas forcément le Prophète qui l'a tenu, ou bien, il peut y avoir dans le texte des choses qui ont été mal comprise, qui ont été déformée involontairement ou volontairement. Et ceci, transforme la parole du Prophète. Ce n'est pas sa parole.

Ils ne font pas distinction entre le Prophète et les hadiths.

Intervenant : Mais le fait de mettre en doute un dit du Prophète, n'est pas mettre en doute la Parole du Prophète ?

Si tu pars du principe que dans le livre que tu lis, tu es sûr à 100% que le Prophète ait dit cette parole, oui.

Mais encore faudrait-il que tu le prouves scientifiquement.

Si tu arrives à prouver scientifiquement que le Prophète a tenu ses propos, oui.

Mais tu ne peux pas le prouver. Tant par le fait que tu n'as pas de trace, de marque, de signature, de sceau du Prophète. Ou d'autres éléments matériels.

Si tu pars du principe que dans le livre, le prophète l'a dit. Oui, mais il faut apporter la preuve formelle que le Prophète l'a dit.

Pour le Coran, tu n'as pas besoin de preuve, car c'est quelque chose qui est innée, que tu as ou que tu n'as pas. Le Coran n'a pas besoin de preuves matérielles. Elle est la Parole d'Allah ou elle ne l'est pas. Le Coran est la révélation ou il ne l'est pas. Cela rentre dans le cadre de l'inné, de l'intime, de la croyance. Ainsi, soit tu l'as, soit tu ne l'as pas.

Le Coran ne fonctionne pas de la même manière que le hadith.

Le Coran est ou n'est pas. Tu crois ou tu ne crois pas. Concernant les gens qui se convertissent à l'Islam, il n'y a pas de condition pour des gens qui se convertissent à l'Islam. Je vous explique :

  • Tu ne peux pas en tant que croyant, dire à une personne qui compte se convertir à l'Islam, lui dit : "Tu comptes te convertir à l'Islam, mais avant toute chose, il faut d'abord que je t'explique pourquoi Jésus n'a pas été crucifié, pourquoi faut-il que tu apprennes que l'Islam est mieux que les autres religions, pourquoi le Prophète est comme ça". Ceci est une hérésie, c'est faux.
  • Le fait de donner des cours à quelqu'un avant de se convertir, ou pour qu'ils se convertissent. Ceci est une hérésie, c'est faux.
  • Le fait des débats interreligieux pour convaincre les gens de la fausseté du christianisme et de la véracité de l'Islam. Ceci est une hérésie. C'est faux.

Tout cela, est faux.

Pourquoi ? Parce que se convertir ne demande aucune démarche intellectuelle, aucune démonstration intellectuelle. C'est Allah qui guide les gens à l'Islam et Allah ne guide pas par les démarches intellectuelles, ni même que nous nous guidions par des démarches intellectuelles.

Allah ne guide pas par les démarches intellectuelles, puisqu'autrement, on prendrait les meilleurs et on les appliquerait pour tout le monde. Il n'y a aucune pour la conversion.

Par la suite, lorsque tu étudies ta religion, tu te dois de faire des démarches, etc.

Mais pour croire en Allah, pour rentrer dans la religion, pour la Chahada, il n'y a pas de démarches intellectuelles. Et celui qui vous dit le contraire, est un hérétique.

Il n'y a pas besoin d'être plus intelligent que quelqu'un d'autre. Un cadre, un ingénieur, comme un maçon, un mécano ou autres peut rentrer dans l'Islam.

Or, par rapport aux hadiths, cela n'a rien à voir. Pourquoi ? Parce que ce sont des propos du Prophète qui sont matérialisés. Matérialisés en quel sens ? Au sens que le Prophète est un homme. Ce sont des propos humains, matériels, et non immatériels, telle la Parole d'Allah.

Ainsi, ce qui est matériel, il est à prendre en compte : le temps, les failles, les manipulations et autres. 

Les hadiths en ce sens, ont été en effet, touchés, manipulés, amputés et on en passe. Et cela concerne, tous les supports, tous les livres. Mise à part un seul support ou plusieurs supports tel un manuscrit, ou autres dont il est prouvé qu'il remonte à l'époque du Prophète et qu'il a été approuvé consensuellement et scientifiquement. Lequel est-il ? Il n'y en a pas jusqu'à preuve du contraire !

Une personne qui ramène un livre 100-150-200 ans après, qui ne fait pas cette démarche scientifique, qui n'a pas de preuves matérielles comme je m'efforce à l'expliquer, et qui nous explique que la preuve se trouve dans les rapporteurs ayant transmis d'un tel à un tel, est faux. Pourquoi ? Parce que la transmission et le témoignage implique forcément l'erreur humaine, l'oubli, la déformation et autres.

Ainsi, tu ne peux pas considérer que dans ce livre, c'est bien la parole du Prophète que tu as entendu. Tu es obligé d'émettre des réserves pour être cohérent, sensé et avoir une démarche scientifique. C'est d'ailleurs par ce genre de comportement, où ils font valoir le hadith au même niveau que le Coran. Comme si tu n'avais besoin de démarche scientifique, car "Le Prophète a dit".

La réserve est existante, non pas par rapport aux hommes, mais de fait. Je dis bien que cette réserve est factuelle. Ainsi, on ne peut pas occulter cette réserve et nous sommes obligés de la prendre en considération. Nous n'avons pas le choix.

Pour conclure, tu ne peux pas écouter ou prendre en considération un hadith écrit, comme tu écoutes le Prophète qui parle. ça n'est pas possible.

Elever ta voix au-dessus du Prophète, est une chose. Elever ta voix à l'écoute d'un hadith, en est une autre. Ainsi, si on part dans leur sens, quand tu le lis, il faut appliquer toutes les règles. Ce qui n'a aucun sens.

Commentaire du texte page 107 :

Les quatre Imams
pages 107-108
Il reste que Hassan El-Basri, en dépit de son attitude de neutralité qu'il considérait comme la seule à même de préserver la communauté des risques de la fitna, avait sa propre opinion des gouvernants et de leur politique. C'est ainsi qu'il avait des sympathies pour la cause de 'Ali ibn Abi Talib dans son combat contre Mou'awiyya ibn Abi Soufiane qu'il considérait comme un usurpateur. En outre, il mettait 'Ali sur le même pied d'égalité que les trois califes bien guidés qui l'ont précédé, bien qu'ils soient disproportionnés dans leurs degrés.

Ce texte est très intéressant car on nous a toujours appris, et ceci à travers les livres de savants, notamment des 4 écoles sunnites, que Mou'awiyya ibn Abi Soufiane n'a pas toujours tout fait bien, que c'est le scribe du Prophète, que c'est un compagnon et que "passez, y'a rien à voir". Que Muawiya ibn Abi Soufiane n'a pas toujours tout fait bien, et qu'il a un peu plus déconné que Omar ibn al-Khattab, Othmane ibn Affane et Ali ibn Abi Talib, mais que c'est un compagnon qui a des mérites notables.

De la même manière, il est dit que les 4 écoles sunnites sont unanimes sur le fait que les 3 premiers Califes (Abu Bakr, Omar et Othmane) ont chacun des degrés de supériorité, et que ces degrés sont dans cet ordre. Même si on peut trouver de manière éparses, des avis nous expliquant qu'entre Othmane et Ali ibn Abi Talib, il y a divergence sur leur degré de supériorité : une fois sur cent c'est Ali qui l'emporte, mais le plus souvent, on retrouve le fait que c'est Othmane qui est meilleur que Ali.

Il est néanmoins établi chez les écoles, que Abu Bakr est mieux que Omar et que Omar est mieux que Othmane.

Penser autrement que ce qui vient d'être expliquer, pour les écoles sunnites, c'est du chiisme ou de l'égarement. Et ceci, on nous l'apprend dès petit. Soit tu es chiite, soit tu as des "vapeurs chiites", soit tu as été endoctriné par des livres chiites ou que sais-je.

Le fait de penser autrement, ne fait pas partie de Ahl-Sunna wa Jama'a (Les gens de la Sunna et du Consensus).

Or, le texte ci-dessus rapporte que :

  1. Hassan Al-Basri considérait que Mou'awiyya était un USURPATEUR. Donc, pour lui, Mu'awiyya n'est pas un compagnon de mérites, ni même un peu moins meilleur que Ali ou autres.
  2. Hassan Al-Basri considérait aussi, que Ali était l'équivalent, était égal aux trois premiers califes.
Intervenant : Peux-tu nous rappeler qui est Hassan Al-Basri ?

Hassan Al-Basri était un grand savant de cette époque. En outre, il fut né à la fin du Califat de Othmane ibn Affane. Ce fut quelqu'un de très respecté et respectable. Il avait lui même un livre de jurisprudence. C'est quelqu'un d'incontestable.

Intervenant : Comment les quatre écoles ont pu en arriver à cette position sur Mou'awiya ?

Sincèrement, je ne sais pas. Premièrement, quand on dit quatre écoles, c'est comme si on refusait de comprendre la réalité des faits historiques. Puisqu'il y en a beaucoup plus, on parle de centaines d'écoles. L'Islam ne se résume pas à quatre savants. Et Dieu merci.

Et le fait d'occulter tous les avis, de faire taire des avis de savants, cela fait croire aux gens qu'il y a un espèce d'ijma', de consensus. Alors que ce n'est pas le cas. Et elles vont toutes dans le même sens. Si je vous dis qu'il n'y en a pas quatre, mais des centaines, et que sur ces centaines d'écoles, une partie est d'accord et l'autre non, on relativiserait le sujet.

Et le problème avec eux, c'est qu'ils ont toujours occulté les avis qui ne vont pas dans leur sens.

Et ce problème n'est ni du fait de Ahmed ibn Hanbal, ni de l'Imam Malik, ni de l'Imam Chafi'i, ni de Abu Hanifa, ni de Omar ibn al-Khattab. Absolument pas. Ils n'y sont pour rien dans tout cela.

C'est venu bien après. Et je pense que c'est venu des Pétrodollars, à savoir par le Moyen financier, le monopole de la littérature, de l'argent sur l'Islam. Ils ont réussi par cela à faire croire aux gens que l'Islam, ça s'est passé comme ça, et c'est comme ça et pas autrement.
Et que si tu penses autrement, tu es un problème ou tu as un problème. Et ce problème va constamment être raccordé au chiisme, pour le plus souvent, pour ne pas dire toujours. Ainsi, ils ont réussi à faire taire la contestation, les contestations sur beaucoup de sujets.

Et on peut prendre plusieurs exemples :

  • Raccourcir sa prière en voyage : les quatre écoles disent toutes approximativement la même chose. Il est autorisé pour un musulman, au regard de la "distance", de raccourcir sa prière en voyage /// Hassan El-Basri, dans son livre de fiqh, dit que c'est INTERDIT et explique pourquoi.

Et pour ne prendre que cet exemple, je pense qu'à ce niveau, Hassan el-Basri a raison. Et bien sûr, il n'est pas le seul à dire cela. Pourquoi n'ont ils pas pris cet avis en considération ? Donc, globalement, comme pour Ibn Hazm, ce qu'ils écrivent, ils l'écrivent, mais apparemment, à leurs yeux, ça n'a absolument aucune valeur !

Or, pour ne prendre que ce cas, les gens qui ont pris le monopole de l'Islam, vont lui expliquer que les 4 écoles sont unanimes sur le fait de raccourcir sa prière. Mais, en réalité, ils occultent le reste. C'est un peu comme pour les Tarawih, où cela m'a demandé une énergie folle, pour regrouper, recouper et avoir une analyse profonde sur le sujet, afin de déterrer ce qui avait été enterré.

Il y a tellement de difficulté dans la recherche, dans le fait de regrouper des livres, de les acheter, de trouver un sujet, un point où il se pourrait qu'il y ait contestation, de recouper les textes, etc. D'ailleurs, dans le fait de regrouper les livres, il y a des livres qui sont inaccessibles, et ceci pour un certain nombre, dans le monde entier ou une grande partie du monde. Et donc, tellement difficile d'accès, que le temps que cela prend pour aboutir à une conclusion sur un sujet, laisse le temps d'imposer une seule et unique version des faits !
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